Voyage à vélo au bout du monde

Archives de mars, 2012

15 – 25 / 03 – 2000 km – Vive le printemps

Dobar dan !

J’ai laisse mon dernier post a Udine, nos derniers jours en Italie. Nous avons passe deux frontieres et une capitale depuis. Allez manipuler la carte « trajet temps reel », mise a jour. Chaque point reliant deux traits est un lieu de bivouac, ca donne une idee des etapes. Nous avons pose nos sacoches pour deux jours de repos en croatie, sur l’ile de KrK. Prononcer Kerk. En roulant les R bien sur. On roule les R depuis l’Italie de toute facon. Autre detail technique, ce clavier croate est bien etrange, et il vous faudra imaginer les é è ê à etc …

Sur le voyage

Ca fait donc 10 jours a raconter, et les souvenirs se bousculent dans ma tete car la periode a ete riche. Je retiens que je commence a prendre du recul sur le voyage, je suis rentre dedans. Ce voyage a maintenant un passe, riche et divers. Et je me dis merde  (ie je m’emerveille), chaque jour est tellement different ! On ne sait pas ou on dormira, qui on rencontrera, quels paysages nous attendent et quelle forme aura la route. Je commence a aimer ca.

Paradoxalement, nous pouvons nous reposer sur des habitudes quotidiennes qui ne sont plus a chercher. La repartition du materiel dans mes 4 sacoches, s’arreter dans un supermarche tous les jours, planter la tente dans un certain ordre, sortir le tapis de sol de la sacoche gauche arriere, le derouler dans la tente, ouvrir la valve pour laisser l’air rentrer, ainsi je n’aurai plus que 3 coups de souffle a donner quand j’irai me coucher, derouler le duvet, decrocher ma sacoche « bouffe et rechaud » et l’apporter pres de la bache commune. Etc … Etc … . Avoir un quotidien rend le voyage plus agreable. C’est un squelette type de journee, qui permet de trouver une sensation d’habitude, de chez soi. Chez nous c’est donc partout.

Psychologie de groupe

Notre groupe de 4 aussi a un passe, nous avons vecu toutes ces choses ensemble, depuis plus d’un mois,  et ca rapproche. A 4, 24h24, pendant un mois et plus a venir, sans se connaitre de base, la aussi on depasse les limites connues. Un maitre mot: la communication. Et on communique, alors c’est cool, on se connait mieux tous les jours et on se rapproche. Qu’est-ce que ca donnera dans 3 mois ? Je referai un article sur les relations humaines.

Un italien de passage

A Udine, Andrea, l’tialien rencontre par Alice a Milan, et chez qui nous avions loge vers Arco nous a rejoint pour suivre notre voyage une semaine. Bon vous imaginez un Italien ? Ben c’est Andrea. Et j’ai ete heureux de partager ce bout de vie avec lui. Il nous a apporte sa bonne humeur, son sens du contact et de la debrouille. Merci mon pote, on se reverra.

Le printemps

Vive le printemps ! Il est arrive cette semaine et on l’a senti arriver petit a petit. Finies les nuits geles dans les duvets. Bonjour les petites betes qui piquent et qui s’infiltrent. Egalement, le changement d’heure devrait apporter du changement dans notre rythme.

La Slovenie – La Croatie

Donc partis d’Udine, nous avons mis 3 jours a rejoindre la capitale Slovene, Ljubjana, petite capitale, etudiante et paisible. Nous y avons dignement fete l’anniversaire d’Alice lundi soir. Nous sommes repartis le lendemain, pas frais, dans les montagnes slovenes. Deux jours apres nous passions la frontiere Croate, toujours dans ces memes paysages, montees, descente, entre 600 et 1000m.

Et nous attendions la mer, la mer ! En surveillant les altimetres. 10 km de la cote et toujours a 900 m ! Mais elle est arrivee la mer, et on est dedans maintenant, et cette eau est transparente, ca rend n’importe quel bord de mer paradisiasque ! Alors je vous laisse et on va aller en profiter.

Et rappel, pour 4 fois plus d’infos de points de vues et d’ecritures, cliquez sur le site D’Alice, Elie et Sylvain !


Voir Venise …

Derniers jours en Italie. Le besoin de nouveau commence à se faire sentir. Nous sommes arrivés hier à Udine, chaleureusement accueillis par la famille de la soeur d’Elie. La frontière Slovène est à 70 km. Nous allons donc recharger les batteries, au sens propre et figuré, une journée, avant de débuter une nouvelle partie du voyage: les balkans. Nous n’avons plus de contacts à partir de là (si vous en avez faites-le nous savoir !), et nous ne pourrons plus envoyer Alice au front, pour converser en Italien ! Nous comptons sur l’Anglais, les quelques mots du pays qu’on apprendra, nos gestes et nos mimiques.

Bref, on va en Slovénie demain, et il parait que c’est beau alors cool.

Mais que s’est-il passé entre temps ??

Alors déjà, Elie s’est rasé. Et on a eu l’impression qu’un nouveau bonhomme nous a rejoint.

Partis de Arco, nous avons d’abord grimpé notre col le plus dur jusqu’ici. De 100 à 1100 m avec des passages de 5 à 14 % ! Alors toujours pareil, on branche le Walkman, on met le dernier « A state of Trance », on se met sur les grands pignons, j’ajuste mon bandeau autour de ma tete qui sera trempe dans 15 mn, et la montee est joyeuse. Après un bivouac en montagne, nous avons mis deux jours à rallier Mestre, la porte de Venise. Donc deux autres canpings, une nuit en auberge, puis une journée à visiter cette ile-ville-musée perdue au milieu de rien.  A partir d’ici les photos parleront mieux que moi.

Nous avons ensuite mis deux jours et 3 campements pour se retrouver ici à Udine. Quelques mots sur les bivouacs, c’est notre quotidien quand meme. Arrivé 17h on commence à chercher un coin. Recemment nos ètapes ètant strucutrées par des dates de reservation ou d’arrivée annoncée à nos contacts, nous avons fait des petites étapes et nous pouvions prévoir à l’avance d’arriver près d’une rivière. Nous y avons toujour trouvé un petit chemin nous emmenant dans des bois au bord de l’eau. Et nous avons pu faire, ainsi cachés … nos premiers feux ! Donc, on va chercher du bois pour le feu ou pour s’assoir, on monte les tentes, on sort notre bordel, la nuit tombe, on démarre l’apéro à la bière ou au vin, on prepare à manger, on mange, on fait la vaiselle, on boit du digestif, on discute, on lit et chacun dans sa tente. Avant-hier on pu (Sylvain et moi) écouter, sur la radio d’Elie réglée sur les grandes ondes, le match Milan-OM avec beaucoup de suspense à la fin, autour du feu. Il y avait là un petit gout de Cavagnac …

Pour terminer, vous verrez sur le diaporama enfin les premières photos de mon cul, réclamées par certains. Alors Rodolphe, merci et désolé à la fois pour ton pantalon, qui n’aura pas résisté à l’épreuve de mon derrière sur une selle en cuir. Cette journée était toute désignée pour parler de toi sur ce blog maintenant reconnu internationalement (j’ai un visiteur de tanzanie, c’est qui ?!? ), et pour te souhaiter un bon anniversaire ! Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce mystérieux ami, http://www.rodolphedard.com (tableaux, photos, en vente !).

Les derniers mots seront pour Karine, Arnaldo, Emma, et Clara, fidéles lecteurs de nos blogs et qui accueillent avec chaleur et simplicité. Pas evident de recevoir une bande de 4 dont 3 barbus. Merci !

Au revoir, A bientot. (Qui trouve la référence en premier ?)


4-8 / 03 : Les jours des lacs

Et nous sommes arrivés samedi dans des régions plus montagneuses, normal on a pris un cap Nord Est et on retrouve les Alpes ! Youpi !

Alors voilà trois jours que nous voyageons de lacs en lacs sur des étapes de 60 à 70 km, que je vous laisse découvrir sur la carte du trajet temps réel mise à jour.

Pour rappel, dans cette carte, je place un point à chaque journée de vélo, donc soit un bivouac, soit un hébergement.

Nous avons donc retrouvé les petits cols, 400 à 600 m de dénivelés par jour, des beaux spots de bivouacs, et on a ressorti les appareils photo !

Après 7 jours de vélo, nous avons mérités cette pause de 2 jours chez l’Oncle d’un ami d’Alice, rencontré au squat à Turin. Nous sommes au nord du lac de garde, vers lequel la redescente à flanc de falaise était incroyablement belle. Mon meilleur souvenir de paysage jusque là.

Je vous laisse imaginer avec les photos (il y en a encore plein d’autres sur les sites des 3 autres !)

Et la suite ?

Un dernier beau col à franchir demain (1000 m de dénivelée), la descente vers Schio, puis …Venezia ! On y sera à la fin de la semaine. Vous y allez un week end en amoureux en avion ? On y va en vélo ! Quelques jours plus tard, Udine, puis le début de nos aventures dans les balkans en Slovénie, et notre deuxième frontiére !

A bientot, merci pour vos commentaires motivants et les mails de vos nouvelles.


1-3 / 03: Des squats et du plat

Ciao tutti !

Nous voila poses pour deux jours, pres de Riva del guardia, à la pointe nord du Lac de Guarde. Nous avons retrouvé les montagnes, ça reveille les cuisses et les yeux.

Mais avant cette phase, nous avons traverse la lombardie, de Turin au lac d’Iseo, en passant par les terribles alentours de Milan. Donc 4 jours de plat, plat, plat, champs en friche, champs labourres, maisons a l’abandon au bord de la route, et plat. Alors bon le plat j’aime bien moi, on va vite sans trop faire d’efforts, et c’est officiel: j’ai un profil de rouleur. Mais c’est assez ennuyeux, alors on met le Walkman. J’ecoute du rock, et au bout de 4 titres, je passe a de la trance.

Chaque jour nous reserve son lot d’heureuses surprises: le beau centre ville de Vercelli, ou nous avons pris l’apres midi pour ecrire nos derniers articles (photo en noir et blanc prise sous l’arche), des bivouacs à 4 toujours sympahiques, dont le meilleur moment est toujours de cuisiner avec nos rechauds à essence. Parceque c’est rigolo d’une part, et puis parcequ’on a faim.

Et il y a eu cette nouvelle soirée dans un squat en périphérie de Milan. La Villa Vegan ! Des jeunes, Vegans, activistes, bien sympas, Italiens, Allemands, Islandais, des animaux rescapés, dont un dindon stressé qui attaque quand on passe à coté de lui. S’il savait ou il était le petit bonhomme il comprendrait qu’il est plutot le dindon le plus chanceux du monde. Des jolies fresques sur les murs, et plein de discussions en anglais. Merci pour leur accueil ! Ils n’ont pas souhaités etre pris en photo mais ils m’ont laissé prendre les murs et les animaux !

Le lendemain, nous avons mis une journée entière et 60 km dans la jungle péri-urbaine de routes archi-fréquentées et le nez dans les pots d’échappements, pour sortir de la banlieue de Milan, et retrouver quelques petits champs ou poser le campement.

Les photos – et l’article sur nos retrouvailles des montagnes et lacs juste après !