Voyage à vélo au bout du monde

Chine – 10.300 km – De l’enfer de la 318 au Paradis vert

 » Pierre Leve toi, on a un col a monter ce matin !  »

Sur cette derniere session, c’est Sylvain qui se leve le premier le matin et qui me reveille ensuite avec cette phrase.
Elle resume bien ces 12 derniers jours au Tibet. Nous ne connaissons pas le plat. Ca monte, ou ca descend. Et comme on descend 6 fois plus vite qu’on monte, on peut dire qu’on a passe notre temps a monter, dans toutes les conditions, entre 2500 et 4700 m, sous toutes les phases de la montagne, de la riviere au sommet. Un seul regret, on n’a pas vu de hautes montagnes des Himalayas, mais nous etions bien au coeur de la culture Tibetaine.

Bref si on comparait notre tour du monde au tour de France, on aurait passe les Alpes, les Pyrenees nous attendent.

Sommaire :
– Jours 1-7 Dans l’enfer de la 318
– Jours 8-9 La vie a 4000m
– Jours 10-12 Descente au Paradis vert


Pour les photos de Sylvain j ai pas encore le lien mais comme d habitude, pour plus de photos de ma tronche, et meme de moi en train de pisser au bord d’un ravin allez voir son dernier article !

La video:
http://v.youku.com/v_show/id_XNDQ4NjM5MTI0.html

Dans l’enfer de la 318

Nous partons de Chengdu. Nos plans sont les suivants. Prendre la route 318 vers l’Ouest. Une fameuse route qui relie CHengdu a Lhassa a travers les montagnes, jusque Litang. De la prendre au Sud jusque la frontiere avec le Laos. Wency nous avait dit « la route 318 est magnifique !!  » Robert lui nous avait dit : « La partie Litang/Chengdu nous on l a faite en transports, elle etait impratiquable en velo ». Tant pis on se lance.
On veut s’avancer de 300 km pour eviter la sortie de la ville et pour se faire parachuter a 2500m.
(Parenthese a ce niveau)
Tiens, c’est bien vrai, Elie m’a dit un jour que sa maman avait remarque qu’il y avait beaucoup de chiffres dans mes articles ! J’assume bien, je suis scientifique dans l’ame mes amis. Les chiffres accompagnes de leurs unites sont ma realite, la precision, mon repere. Altitudes, Kilometres, Jours, heures, prix, Vitesse instantanee, Vitesse moyenne, Denivellee journalier, cumule, absolu, stats etc … Tout ca tourne dans ma tete et j’aime ca. C’est ce qui fera de moi un bon consultant mes amis. A la fois ce ne sont que des chiffres c’est tellement abstrait et ca ne veut rien dire. Ce qui compte c’est les sensations. Mais ca me donne des reperes.
Je salue au passage la maman d’Elie et merci pour vos commentaires !
(Fin de la parenthese)
A la gare routiere il apparait simple de prendre un bus pour Kangding. 300 km. 9h de bus dans la montagne. Routes parfois un peu defoncees. On longe des rivieres, on les quitte pour prendre des cols, on redescend, on est dans des montagnes escarpees tres vertes, c’est le pays des Pandas. Ca me rappelle le Vietnam. On n’avait jamais vu ce genre de paysages jusqu’ici.
Le soir on trouve une excellente auberge de jeunesse tenue par des americains expatries, toujours dans les memes prix, 35 Y = 5 E

Jour 2

Le depart. Enfin. Apres plus de 10 jours sans pedaler. Notre derniere etape etait l’arrivee a Kashgar, le bout du monde de la Chine.
On a une belle carte achetee au vieux campeur apportee par Rodolphe. Un col a 4200 m a passer. On sait qu’on peut le faire. On fait entre 300 et 400 m de l’heure selon la forme. Alors c’est parti. (photo 1 avec la ville en bas). Premier col. On passe la journee a monter. ll fait gris, il pleuviotte, ca me rappelle VRAIMENT le Vietnam. Puis les arbres disparaissent. On arrive dans les petites vegetations, les cailloux. Aucune vue, tout est gris. On arrive au col dans la puree de pois et la pluie fine, mais on a fait nos 1700m de denivellee ! (Photos 2 et 3 ds brouillard) Il est temps de se trouver un endroit ou loger dans la descente. Le temps ne se prete pas au camping. Alors on cherche des maisons un peu vides ou quoi. Les ouvriers d’une maison en construction nous invitent dans leur dortoir. Genial ! Premiere hospitalite Tibetaine !

Jour 3

Un des ouvriers nous demande de l’argent pour la nuit dans leur dortoir. Il retient nos velos quand on veut partir. Ca casse tellement tout, mais tout. On negocie avec lui. On lui filera 30 Y. Quel enfoire. Echec de ce premier test de l’hospitalite Tibetaine. Je suis mal a l aise tout le reste de la matinee de cette mauvaise experience.
On termine la descente. on redescend a 3600m. On choppe une nouvelle riviere dans la vallee. On remonte. Un nouveau col. Des lacets. Les arbres redisparaissent apres 4200m. On arrive a 4400m (Photo col 4412 et 3 suivantes). Il fait frisquet mais au moins il pleut pas. On entame la redescente vers Yaijang. La route est d’abord defoncee, puis se transforme en piste. Puis la piste seche et rigide devient humide. Des passages de boue. L’etat de cette route 318 empire au fur et a mesure de la descente. On nage dans la boue.
Le soir, on demande a des paysans de nous preter un coin de leur champ. Ca se transforme en vraie invitation a dormir et diner chez eux ! C’est une petite famille, grand mere ( Photo Tibetaine), grand pere, 2 filles, petit fils. Vont il nous demander de l argent demain matin ?

Jour 4

Et non ! C’etait une vraie et authentique hospitalite. Dans notre voyage on peut finalement compter sur les doigts de la main les soirs ou un inconnu nous a invite a passer le diner et la nuit dans sa maison. Ca me reconcilie avec les Tibetains ! Leur maison etait typique Tibetaine, et enorme. (PHoto maison Tibetaine)
On poursuit notre descente pourrie dans la boue. Les camions et pick ups nous doublent. La piste est tantot humide tantot trempee, on roule sur tous les types differents de boue. On arrive a Yaijang a 2500m apres donc 1900m de descente horrible a 10-12 kmh de moyenne. (PHoto guidon, route en NetB, Pick up en NetB)
La remontee est directe, on enchaine sur un nouveau col. La route est toujours dans le meme etat. Pire.
Un moment, je fais remarquer a Sylvain:  » Tiens t’as vu on roule a 5kmh !  » Il repond  » Tiens marrant c est la vitesse d un marcheur a pied ! » Je descend de mon velo. Je le pousse a cote de sylvain qui pedale. Il ne me distance meme pas !! Que faire dans ces cas la ?
On a un nouveau jeu. Le TruckSurfing. Il s’agit de s’accrocher a l’arriere d un camion pour qu’il nous monte. Il s’avere deja difficile d’en chopper un qui te depasse a moins de 10 kmh, et encore plus difficile une fois qu on l a accroche de tenir la distance dans les trous de la piste en guidant le velo lourd de ses baggages et rigide.
On aura monte 600m, essuye un orage, on abdique. On decide de faire du stop.
Apres 15 mn un camion Benne en bois bien old school conduit par 3 chinois bien sympas s’arrete. On monte rapidement les velos. C est parti !!!! On monte le col. On saute de partout dans la benne en retenant nos velos. On enchaine les lacets, on double les gros camions lents. On Jubile. (Photo dans camion Benne) On arrive a un col a 4700 m. Il nous aura avance d une 30aine de bornes, pas loin du col, devant un poste de police en nous conseillant d y demander l’hospitalite.
On hesite. Va t on se jeter dans la gueule du loup ?? On tente. Le policier des montagnes nous donne une chambre ! Je reste toujours suspicieux. Va t il nous demander de l argent demain ? C est un flic ce sera dur de negocier !
On s installe dans la chambre. Il fait froid. Les deux flics de garde nous offrent le repas. Comme toujours, MIFA (Riz) accompagne de petits plats epices. On communique peu. Puis on regarde avec eux des films de King Fu devant leur tele. On entame des petites conversations simples a base de mimes toujours. On se rend compte qu on a le meme age tous les 4 ! Je sors la guitare, on fait une demo guitare/harmo et comme toujours la sauce prend. Ca detend tout le monde, ca favorise l echange et la communication. En plus ils ont sorti un petit alcool. On se sent bien proches a la fin de la soiree tous les 4. Je ne me demande meme plus si on nous fera payer le lendemain. Deuxieme belle hospitalite, chez les filcs, du jamais vu !

Jour 5

On tient le matin 15 km sur notre route 318 degueulasse. C’est roulable disons, tres lentement. jamais de plat, un peu de montee, un peu de redescente. Certains passages sont completement impratiquables, on doit pousser severement dans la boue epaisse. Derriere nous, deux motards sont englues. (3 photos sylvain qui pousse le velo) Les camions et les picks ups passent toujours. On avance petit a petit finalement, mais le truc c est que cette route te ronge le moral, elle joue sur tes nerfs ! Plus tu passe de temps dessus tout lentement a faire attention a chaque metre a ne pas perdre l’equilibre, a eviter un caillou, a gerer la boue, plus tu es nerveux, jusque peter un plomb. Le moindre petit nid de poule mal anticipe me fait lacher un cri de rage, apres 2 heures passees a rouler sur cette route.
La route est en travaux de partout, sur tous les troncons, des pelleteuses, des camions, des ouvriers. Cette route est tres chargee, on a le nez dans les pots d echappement des camions toute la journee. Camions qui te klaxonnent par principe meme si il y a largement la place de depasser, juste pour dire « Hello attention petit velo j arrive » Comme si on entendait pas un camion arriver.
C’est ca le Tibet ????
Un pick up passe. Dans le doute je leur fait un signe. Ce sont 3 chinois bien joyeux qui sont content de s arreter pour nous. Il veulent bien nous prendre nous et nos velos dans la benne !!! Youpiiii !!! Idem, on fait 30 km de piste toute pourrave dans le pick up. On passe des passages impratiquables.
Ils nous laissent en haut d un col. 4750 metres. Au col on rencontre un groupe de 5 jeunes cyclos chinois. ( Photo col 4718) Des guerriers, ils ont fait toute la 318 depuis Chengdu en velo pur.
Cette route qui relie Chengdu a Lhassa est tres populaire. Tous les jours on rencontre des cyclos chinois qui vont a Lhassa. Aucun occidental.
Tous les 7 on fait encore une vingtaine de km dans ces pistes. Nos 7 velos sont completement englues dans la boue solide, presque impossible de les pousser. On est cons il suffisait de rouler dans l herbe sur le cote !! ( Photo seance desengluage au bord de la piste et suivante)
Le soir on dort avec nos amis du jour dans une auberge prevue pour les cyclistes.

Jour 6

On refait 20km sur cette route de fou. Montee a moins de 6 kmh. Descente a 10. Passage englue en bas de la cote ( Photo sylvain qui pousse). On est decides a en finir, Litang n est plus qu a 40 km. On arrete un taxi vide. On arrive enfin a Litang !!! La fin de l’enfer de la 318. A partir de la, la route qui poursuit a l Ouest, comme la route qu’on prendra vers le Sud sont Asphaltees ! Termine.
On loge dans une auberge pour cycliste a nouveau. Dans le Hall sont ranges une vingtaine de velos ! On rencontre, on discute, on mange bien. Notre mission du jour: retirer de l’argent. On est a sec ! Les 3 distributeurs de la ville refusent nos cartes bleues … On reussit a echanger 50 dollars avec un touriste chinois ce qui nous permet en retirant la nuit d auberge, de repartir avec 180 Yuans (environ 25 euros). Un nouveau voyage va commencer pour nous. Le voyage a l’economie !!! Instant Noodles pour les repas, gateaux secs bon marches pour les cols, et camping ! La prochaine ville est a 4 jours d’ici, on n’y est meme pas sur de trouver une bonne banque !

Une petite conclusion sur cette partie la. Un grand respect a nos velos et nos saccoches qui ont bien tenu le coup. Une fois nettoyes, comme neufs. De l’excellent matos.

La vie a 4000 m

Jour 7

CAP SUD ! CAP VERS L AUSTRALIE ! Termine d’aller a l’est. On prend au Sud a partir de Litang, jusqu au Laos et la Thailande !
La route est Asphaltee, c’est un bonheur. On remonte jusque 4300m.
Sur les altitudes. Comme vous pouvez voir sur les photos, quand on evolue dans les 4000 ici au Tibet, ca ressemble a du 3000 dans les Alpes en fait. On a depasse les arbres et on est dans la petite vegetations / Rochers. La neige eternelle arrive vers les 5500 metres je pense. Donc on est dans de la moyenne montagne.
On redescend. Un groupe de travailleurs de la route nous offre le repas du midi. On fait la sieste dans la grange de Tibetains qui nous ont gentillement accueillis alors qu il pleuviottait. Le temps est toujours montagneux, jamais certain. On entame un nouveau col au milieu duquel on trouve une petite auberge dont on negocie le prix a sa moitie pour passer une nuit au sec et se rechauffer pres du poele.

Jour 8

On termine le col. 4700 environ. (Photo TUER MONTAIN) On redescend, on remonte vers un autre petit col pour 300m de montee. Redescente (VIDEO http://v.youku.com/v_show/id_XNDQ4NjM5MTI0.html) vers un petit village a 4000 ou on se recharge en gateaux et sucreries pour les montees. On fait toujours attention au budget. Dans la descente, on fete les 10.000 km !!!! Enfin ! C’est pas de la merde les gars ! 10.000 km !
Puis on remonte la moitie d un col pour trouver logement dans une maison en construction a nouveau. Les ouvriers nous indiquent une chambre vide. Il fait froid ce soir la il n y a pas encore de fenetres. ( PHoto sylvain ds ume chambre)

Froid Chaud, Chaud froid, un mot sur la gestion de l’habillement qui est notrre nouveau quotidien. Tantot a 2500m, tantot a 3500, a 4800, tantot monter – transpirer/enlever les epaisseurs, puis descendre – se couvir polaire+Gore Tex+ Gants + Bonnet. Gerer l’effort pour ne pas trop transpirer de l’interieur afin de ne pas humidifier les vetements ce qui te sera fatal quand tu descendras. Tantot le soleil – se badiner le nez de creme / faire secher les vetements mouilles la veille, tantot la pluie – attraper rapidement mon Gore Tex / couvrir la guitare / Remonter mon pantalon.
Une seule constante, mon bandeau, qui m est de toute facon necessaire pour faire tenir mes ecouteurs bons marches achetes 3 euros a Osh. Mais j ai perdu mon beau bandeau rouge et noir sur la route (desole BenDig qui me l avait donne a Lyon, mais il a eu une belle vie), et m en suis decoupe un bien plus efficace dans un collant d’hiver. Spongieux et bien extensible.

Bref tout mon attirail est a disposition sous mes tendeurs que je peux combiner a souhait.

Descente au paradis

Jour 9

On termine le col debute la veille. ( PHoto col avec de la neige) On arrive a la plus haute altitude du voyage indiquee par mon alti : 4780m !  » Hey Sylvain, on monte sur cette colline pour dire qu on a depasse le mont blanc ??  » Finalement la flemme, ce ne sont que des chiffres. Le mont blanc restera ma plus haute altitude.

Une mega descence jusque 2800m commence. La plus belle du voyage. ( 3 photos suivantes) On quitte la neige. On retrouve la vegetation dans des grands lacets, surplombant a pic des vallees vertes typiques avec au milieu un village. C’est magnifique. On retrouve comme toujours une riviere. La pente se fait plus douce. On suit la riviere. Jusque Chaktreng. Le troisieme distributeur essaye veut bien de la carte de Sylvain !!!! On se paye un restau pour feter les 2000 Yuans qu on a pu retirer !!
On dormira tout en bas de la riviere apres avoir tente en vain l’hospitalite dans un petit village. Le soleil est revenu pour rester, on reprend confiance en la meteo. On voit un magnifique ciel etoile le soir. Ca aura ete une journee a plus de 100 km.

Jour 10

Jour de montee. Un lacet geant qui serpente tout autour d’une vallee nous fait prendre 1000m d’altitude, sur une piste.( PHoto surplombant village et 2 suivantes) C’est une tres belle journee. Je suis de plus en plus en forme. Il fait beau. Plutot que de mouiller ma chemise d’Iranien, je finis le col torse nu, ca fait un peu comme prendre un bain de minuit quoi …( 2 photos torse nu)
On dort en haut du col, a 4300m. 1500m de montee, 45km ds la journee. Au col il y a plein de tentes, ( Photo plein de tentes) on plante les notres aussi. je ne sais pas ce que font tous ces gens ici, mais certains nous offrent le repas pres du poele. Comme j’ai apprecie le geste, je propose un peu de guitare/harmo. Et tous les locaux s’invitent. On fait un beau concert pour 30aine de personnes, ce qui casse a nouveau les barrieres, on est tous amis en ressortant de la.

Un mot sur la communication avec les chinois. C’est complique ! Ne pas compter sur l’anglais en campagne. Et bien pire que dans les autres pays pour la langue des signes. Alors les rencontres et conversations sont assez limitees quand on se fait inviter. Quel dommage on aurait tellement de chose a leur demander sur leur facon de vivre. Heureusement une bonne energie, et la musique permettent souvent de casser les barrieres.

Jour 11

On a toujours pas quitte la piste. De l’autre cote du col on decouvre une nouvelle vallee verte, a pic, magnifique. On se croirait dans Jurassik Park. Le matin, alors qu’on fait une pause on croise un car pas comme les autres. un Bus de touring ! Bourre de Hollandais bien sympas qu’on retrouvera deux jours plus tard a Shangri la ou ils nous ont paye des bieres et pose plein de questions enviees sur notre voyage.
Mais revenons a notre col. On n’a toujours pas retrouve l’asphalte depuis la montee du col. La descente se fait sur piste sertie de cailloux de la taille du poing ( Photo piste avec pierres). Tu prends un peu de vitesse puis tu dois freiner, faire attention a chaque metre, tu es secoue de partout, tu sens chaque caillou sous tes mains, puis tes fesses. Nos velos sont simples, solides, mais rigides. Alourdis des 30 kgs de bagages je vis un nouvel enfer. Sylvain prend ca comme un jeu ! Moi mes nerfs sont a nouveau a Vif. 1h de descente comme ca. J’enrage, je crie. Tu derapes, tu prends peur, la peur se transforme en colere, le cote obscur de la force se reveille en moi, je crie de rage a nouveau, je n’ai que ca a faire. Si un malheureux camion me klaxonne de trop pres, je m’arrete, le regarde bien dans les yeux et l’engueule je dois passer mes nerfs sur qqch !

Que ce soit clair, j’ai jamais aime le VTT et j’aime encore moins ! C’est de famille les gars, je suis fait pour la piste, il faut que ca roule, que je sente la vitesse ! Il faut que ca coule !

Et sylvain il trouvait ca marrant !

Puis l’asphalte a nouveau, je revis, une belle route toute neuve et large !

On remonte pour un de nos derniers cols. La forme est la, je sais pas si c est l asphalte ou la plus basse altitude qu avant, on file sur notrre col !! 450m en une heure ! J’ai la mega forme.
Le soir on campe pres d’une riviere ou nous attendait un tas de bois. On fait notre premier feu depuis la grece d’apres nos souvenirs !!

On mange des instant noodles evidemment. Avec Sylvain on commence de plus en plus a rever. Rever de fromage, d’une raclette, de frites, d’un bon sandwiche jambon fromage pour le midi. Un saucisson ? Un pain pour saucer ton assiette tout simplement. D’une sauce bolognaise a mettre dans nos pates !
Bref on fait ce voyage pour mieux apprecier ce qu’on a laisse, on le sait. Eh bien c’est une reussite sur le plan culinaire.

Jour 12

Fin du col. Agrreable descente sur asphalte. Remontee de 600m d’un dernier col. Le jeu des camions reprend ! J’arrive a en accrocher un sur 3/4 lacets, c’est tellement amusant. Et termine l’ego du velo, je m’amuse la, des cols depuis mes 10.000 km et surtout sur cette derniere session j’en ai assez mange.

Apres 85 km on arrive enfin a notre ville etape. Shangri la. Notre auberge est rustique a souhait. La vieille ville egalement. Tres touristique. On s’y plait, on rencontre des touristes Chinois ou etrangers. On a joue un peu a l’arrache dans la rue ce soir et recolte 80 yuans ! 2 nuits d’hotel et un restau ! On va recommencer demain c’est sur !!

Pour la suite de la route, on continue au Sud. Prochaine etape: Dali. Le relief semble moins escarpe, on fera des etapes plus longues, moins de lacets sur la route.

Le mot de la fin, merci pour tous vos commentaires sur le dernier article ! A la fois desole pour le retard et heureux de voir qu’il etait tres attendu !

Profitez bien des photos et bonne rentree.

Li Han depuis Shangri-La

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6 Réponses

  1. Mickael Istria

    Ca fait bien rever vos aventures! Bonnes routes les gars, et felicitations pour les 10000!

    septembre 10, 2012 à 10:58

  2. Je suis ce périple avec beaucoup d’intérêt depuis le début.
    J’adore l’évolution des visages des personnes croisées et celle des paysages.
    Le monde est une grande famille.
    Merci pour ce super blog qui nous fait chaque jour un peu voyager par procuration, nous, simple humain 😉

    Un cousin…

    septembre 11, 2012 à 4:27

  3. Ee

    septembre 12, 2012 à 2:45

  4. Philippe et Christine

    Toujours plus fort, toujours plus haut, on a l’impression que plus rien ne vous arrête… Bravo à tous les 2 pour les aventures extraordinaires que vous êtes en train de vivre…
    Nous t’embrassons
    Philippe et Christine

    septembre 12, 2012 à 6:28

  5. maman sylvain

    Les photos de la route sont impressionnantes ! Je comprends ta colère. Et moi aussi j’ai besoin de l’exprimer. Je ne suis pas étonnée de la réaction de Sylvain : il adore les chemins de « travers » ! Vous semblez bien vous compléter ! Un grand bravo à vous deux !

    septembre 13, 2012 à 8:06

  6. hubert et monique

    quel voyage fabuleux .un grand bravo des parents d’alice.c’est un grand plaisir de visiter votre blog
    on a hate de voir la suite
    à tres bientôt

    septembre 19, 2012 à 12:57

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